Le 20 mai 2023, Zézé Stan publie un constat amer : les dirigeants africains s’apprêtent à une énième réunion sur l’aide au développement plutôt que de transformer leurs ressources en opportunités. Le post cumule 386 likes, 42 commentaires et 79 partages — son plus fort engagement. Mais ce sont les réactions qui frappent : sur les 15 commentaires collectés sous ce post, 13 (87%) dépassent le propos initial pour réclamer une rupture nette avec l’aide internationale, jugée toxique.
Les formules sont tranchantes. « L’aide au développement et leur agence les ONG… La pire des choses qui soit arrivé à l’Afrique », écrit un internaute. Un autre va plus loin : « Quand celui qui pille tes ressources prétend en même temps t’aider à te développer, il faut se poser des questions. » Un troisième résume la tension par un jeu de mots : « on ne développe pas, on se développe » — donc l’aide serait par nature un frein, pas un levier.
Ce même compte, quand il évoque du concret — comme la levée de fonds obligataire de la commune de Bouaké, premier cas en Afrique francophone — récolte des questions pratiques et un enthousiasme mesuré (257 likes, 50 partages), sans jamais atteindre l’intensité critique du post sur l’aide. Le contraste est net : la dénonciation de la dépendance mobilise bien plus que la présentation de solutions concrètes.
Source : X